la vie comme une mer

La ville avait son décor naïf ce matin. Je n'y appartenais déjà plus.
Un train traînait.
Les bouchons bouchonnaient.
Un soleil de septembre lève sur des arbres verts.
C'est joli.
Dessus, l'ombre marquée des immeubles carrés.

Un dernier coureur cycliste.
Le premier aster de parme douceur.

À moi demain la violence retrouvée, des roches vives et du jour blanc de bleu.

Soir.
Amarres larguées, libre ?
Oui, libre pour le voyage, le péril, les étoiles, les terres neuves, la tasse bue mais le thé de toutes les latitudes, aux portes ouvertes.
Je vois mes bras maigres empoigner la force et l'urgence à serrer les drisses et les haubans.

Ô mer…
La vie comme une mer.