dimanche après-midi

Soeur Solitude, qui êtes mère d'oeuvre,
Vous fermez le carreau qui regarde l'azur
Sur le coeur béant et votre étreinte navre
Son chant ; à la source reflue quérir plus pur

L'homme en lui seul où palpite silencieux
L'Amour incréé qui l'a créé. Emplissez
Les cavernes où sonne l'écho du chant des Cieux
De lianes et de roseaux, et d'arbres assez

Hauts, que le merle ébloui brisât le carreau
Pour danser parmi les feuilles _ Oh ! Serrez l'eau,
Mère Solitude, des sources qui se fuient ;

S'enchevêtrent, folâtres. La baume en silence
Irrigue du monde la forêt d'où s'élancent
Mille cris, vives vies, tout ivres de leur fruit.